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	<title>Mang&#039;Impressions &#187; One-shot</title>
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	<description>Chroniques de lectures de mangas</description>
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		<title>Une Longue Route</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 20:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[Fumiyo Kouno]]></category>
		<category><![CDATA[Kana]]></category>
		<category><![CDATA[Une Longue Route]]></category>

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		<description><![CDATA[Le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que Michi et Sôsuke ne forment pas un couple comme les autres. De leur mariage, imposé par le père du second alors que tous deux ne se connaissaient même pas, à leur quotidien et à leur manière d&#8217;être l&#8217;un par rapport à l&#8217;autre, tout les rend aussi uniques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1798" class="wp-caption alignleft" style="width: 170px"><img class="size-medium wp-image-1798" title="Une Longue Route" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2011/05/une-longue-route-160x227.jpg" alt="Une Longue Route" width="160" height="227" /><p class="wp-caption-text">Une Longue Route</p></div>
<p>Le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que Michi et Sôsuke ne forment pas un couple comme les autres. De leur mariage, imposé par le père du second alors que tous deux ne se connaissaient même pas, à leur quotidien et à leur manière d&#8217;être l&#8217;un par rapport à l&#8217;autre, tout les rend aussi uniques qu&#8217;atypiques. Distraite et d&#8217;humeur égale, Michi a fort à faire face au caractère volage, distant et paresseux de son mari, qui ne prend même pas la peine de se cacher. Mais faut-il vraiment se limiter aux apparences pour se faire une opinion à propos de ce couple hors normes ?</p>
<p><span id="more-1797"></span>Une Longue Route marque le retour de Fumiyo Kouno en France. Dans la lignée de Pour Sanpei et de Koko, ce volume unique présente des chapitres courts, qui s&#8217;attardent sur des épisodes du quotidien de personnages hauts en couleur. Vus par l&#8217;auteure, l&#8217;ordinaire et ses petits riens ont un je ne sais quoi de fantaisiste et d&#8217;amusant. Cela tient évidemment en ses protagonistes un brin décalés, ainsi qu&#8217;en quelques visions fantasmées et farfelues. Ces quelques écarts n&#8217;entachent pourtant pas le caractère réaliste de l&#8217;œuvre. A l&#8217;image des titres précédents de Kouno, celle-ci fait une nouvelle fois mouche grâce à ses personnages plus vrais que nature et à la foultitude de détails qui parsèment le décor du titre et lui donnent davantage de consistance.</p>
<p>Si Une Longue Route présente quelques seconds rôles, dont les interventions sont toujours l&#8217;occasion de moments drôles et savoureux, le titre se consacre avant tout à Michi, à Sôsuke et à leur vie commune. Au premier abord, les deux protagonistes suscitent la perplexité, tant ils sont éloignés de l&#8217;image qu&#8217;on peut se faire du couple idéal. Les sentiments ne semblent pas avoir leur mot à dire dans leur relation. Pire, prise au premier degré, l&#8217;attitude de Sôsuke à l&#8217;égard de son épouse peut révolter. Il faut évidemment garder à l&#8217;esprit que cette relation particulière sert les intérêts humoristiques du manga. Et cela fonctionne, tant le détachement de Michi ou les frasques de son mari amènent nombre de saynètes amusantes.</p>
<p>De plus, au fil des chapitres, à mesure que l&#8217;on apprend à connaître les deux personnages, on se rend compte que les apparences sont trompeuses et que les choses ne sont pas si simples que cela entre eux. Tous deux sont capables d&#8217;attentions l&#8217;un pour l&#8217;autre et, à l&#8217;instar du lecteur, s&#8217;attachent peu à peu. On se surprend ainsi à être ému devant des scènes mettant en scène les égards qu&#8217;ils peuvent avoir l&#8217;un pour l&#8217;autre. Enfin, on apprécie la présence discrète du passé de Michi et de Sôsuke, qui, par le vécu qu&#8217;il leur confère, leur donne encore plus d&#8217;épaisseur.</p>
<p>Un cran derrière Pour Sanpei, Une Longue Route n&#8217;en est pas moins une excellente lecture. Drôle et touchante, cette chronique du quotidien fait preuve d&#8217;une justesse indéniable et n&#8217;a donc aucun mal à emporter l&#8217;adhésion. Une nouvelle fois, Fumiyo Kouno prouve qu&#8217;elle est une auteure à suivre de près.</p>
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		<title>Le Chien Gardien d&#8217;Étoiles</title>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2011 16:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[Le Chien Gardien d'Étoiles]]></category>
		<category><![CDATA[Sarbacane]]></category>
		<category><![CDATA[Takashi Murakami]]></category>

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		<description><![CDATA[« Happy », c&#8217;est le nom que donne la petite Miku au chien qu&#8217;elle trouve et recueille. Bien accueilli, puis choyé les premières années, l&#8217;animal noue notamment une relation privilégiée, construite autour ses promenades quotidiennes, avec le père de famille. Au fil des années, Happy assiste à l&#8217;évolution, et surtout à la dégradation des rapports entre les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1789" class="wp-caption alignleft" style="width: 170px"><img class="size-medium wp-image-1789" title="Le Chien Gardien d'Étoiles" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2011/05/le-chien-gardien-d-etoiles-160x212.jpg" alt="Le Chien Gardien d'Étoiles" width="160" height="212" /><p class="wp-caption-text">Le Chien Gardien d&#39;Étoiles</p></div>
<p>« Happy », c&#8217;est le nom que donne la petite Miku au chien qu&#8217;elle trouve et recueille. Bien accueilli, puis choyé les premières années, l&#8217;animal noue notamment une relation privilégiée, construite autour ses promenades quotidiennes, avec le père de famille. Au fil des années, Happy assiste à l&#8217;évolution, et surtout à la dégradation des rapports entre les parents de Miku. Lorsqu&#8217;ils en viennent à se séparer, Happy part, pour son plus grand bonheur, sur la route avec son « Papa ». Mais qu&#8217;y a-t-il au terme de leur premier voyage ?</p>
<p><span id="more-1788"></span>Le Chien Gardien d&#8217;Étoiles est le genre de titres qui ne paye vraiment pas de mine. Au premier abord, on se trouve face à un dessin plutôt sommaire, soutenu par une narration pleine de naïveté, assurée par Happy. De plus, le récit va à l&#8217;essentiel, sans s&#8217;appesantir plus que de raison sur les faits. Il suit son fil de manière naturelle, évitant les complications, longueurs ou accélérations excessives. Ces différentes caractéristiques concourent à donner un aspect un peu enfantin à l&#8217;œuvre. Mais derrière ces apparences, cela ne l&#8217;empêche pas de dresser un portrait amer de la société moderne. La manière dont ce père de famille perd tout illustre toute la fragilité d&#8217;une situation pourtant confortable en apparence. Par un effet de contraste, le regard de son chien, innocent et totalement étranger aux choses de l&#8217;homme, accentue encore la cruauté de la destinée de son maître.</p>
<p>C&#8217;est certainement dans son extrême simplicité, ainsi que dans le choix de Happy en tant que personnage central, que réside le gros point fort du Chien Gardien d&#8217;Étoiles. A l&#8217;image de son héros canin, le récit abrite l&#8217;émotion la plus pure, la plus authentique et la plus spontanée. Ainsi, sans jamais trop en  faire, l&#8217;auteur réussit, en plus de nous divertir de fort belle manière, à nous bouleverser. En effet, au fil des pages, on s&#8217;attache au couple de personnages constitué du chien et de son maître. Leur parcours et sa chute annoncée n&#8217;en sont que plus poignants pour le lecteur, et encore plus à mesure que l&#8217;on se rapproche du dénouement. Un peu à part, mais tout aussi mélancolique, le chapitre final colore de mille tournesols cette histoire émouvante, qui reste malgré tout constamment chaleureuse et positive, grâce à la relation sincère et sans arrière-pensée qu&#8217;elle décrit.</p>
<p>Grosse surprise et gros coup de cœur pour Le Chien Gardien d&#8217;Étoiles. La vive émotion qu&#8217;il procure est la garantie pour le titre et ses personnages de rester longtemps dans nos mémoires et de susciter l&#8217;envie de le relire encore et toujours, pour se remémorer le dernier voyage de Happy et de « Papa ».</p>
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		<title>La fin du monde, avant le lever du jour</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 17:40:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[Inio Asano]]></category>
		<category><![CDATA[Kana]]></category>
		<category><![CDATA[La fin du monde avant le lever du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Un monde formidable, Le quartier de la lumière, Solanin et Le champ de l&#8217;arc-en-ciel, une cinquième œuvre d&#8217;Inio Asano nous parvient en France. La fin du monde, avant le lever du jour est un recueil d&#8217;histoires courtes, qui sont autant de tranches de vie et de portraits de personnages en plein doute, en quête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1761" class="wp-caption alignleft" style="width: 170px"><img class="size-medium wp-image-1761" title="La fin du monde, avant le lever du jour" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2011/05/la-fin-du-monde-avant-le-lever-du-jour-160x230.jpg" alt="La fin du monde, avant le lever du jour" width="160" height="230" /><p class="wp-caption-text">La fin du monde, avant le lever du jour</p></div>
<p>Après Un monde formidable, Le quartier de la lumière, Solanin et Le champ de l&#8217;arc-en-ciel, une cinquième œuvre d&#8217;Inio Asano nous parvient en France. La fin du monde, avant le lever du jour est un recueil d&#8217;histoires courtes, qui sont autant de tranches de vie et de portraits de personnages en plein doute, en quête d&#8217;eux-mêmes ou d&#8217;un sens à donner à leur vie. Par l&#8217;intermédiaire d&#8217;épisodes clés de leur quotidien, l&#8217;auteur nous fait plonger au sein de leur malaise pour mieux nous faire ressentir la lueur d&#8217;espoir qui subsiste malgré tout en chacun d&#8217;eux.</p>
<p><span id="more-1760"></span>Ce nouveau titre d&#8217;Inio Asano ne surprendra pas les lecteurs de ses précédents mangas. Ils y retrouveront des histoires réalistes, ancrées dans le Japon contemporain et principalement centrées sur des adolescents et de jeunes adultes. Par l&#8217;intermédiaire des réflexions et des questionnements des personnages, le mangaka partage de nouveau le regard, mi-désabusé, mi-optimiste, qu&#8217;il porte sur la société. Cependant, je dois avouer que ce recueil m&#8217;a moins parlé que ses précédents travaux. Peut-être certaines histoires sont-elles trop courtes, ce qui m&#8217;a empêché de m&#8217;attacher pleinement à leurs personnages. Ou peut-être me suis-je senti moins proche de leurs acteurs et des situations qu&#8217;ils vivent, qui m&#8217;ont, de fait, moins touché.</p>
<p>Si je ne lui ai pas trouvé la force des autres titres de l&#8217;auteur, La fin du monde, avant le lever du jour en conserve néanmoins toutes les qualités. A commencer par des personnages plus vrais que nature. Tous profitent effectivement d&#8217;attitudes, de répliques, de réactions et d&#8217;un environnement convaincants pour prendre vie. A cela, il faut une nouvelle fois ajouter les décors, toujours soignés et saisissants, d&#8217;Inio Asano. Grâce à cela, on vit véritablement les différentes histoires, comme si on était au plus proche de leurs acteurs. Dans ces conditions, malgré la réserve que j&#8217;ai émise plus haut, il est difficile d&#8217;en ressortir indifférent, toutes regorgeant d&#8217;instants simples, mais propices à une émotion que le mangaka n&#8217;a aucun mal à nous faire ressentir.</p>
<p>Le plaisir de retrouver d&#8217;Inio Asano est donc bien présent avec ce one-shot, dans la droite lignée des travaux qu&#8217;on lui connaît déjà. De ces nouvelles pages, se dégagent de nombreux sentiments, mais aussi une perpétuelle remise en question du sens à donner à son existence ou de la direction à lui faire prendre, à laquelle le mangaka et ses personnages répondent, malgré leurs atermoiements, de manière positive, par une invitation à toujours aller de l&#8217;avant. Si La fin du monde, avant le lever du jour n&#8217;est pas le titre que je conseillerais à ceux qui ne connaîtraient pas encore Asano, c&#8217;est néanmoins un manga de grande valeur. Le genre d&#8217;œuvres qu&#8217;on vit pleinement, dont on ressort sensiblement changé et qui laisse une petite trace au sein de nous.</p>
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		<title>Koko : Adopter un coq ? Non merci !</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 07:25:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[Fumiyo Kouno]]></category>
		<category><![CDATA[Glénat]]></category>
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		<description><![CDATA[Après Kana (Le Pays des Cerisiers, Pour Sanpei), c’est au tour de Glénat de nous présenter une œuvre de Fumiyo Kouno. Largement tourné vers l’humour, et donc logiquement moins grave et mélancolique que les autres titres de la mangaka, Koko reste néanmoins dans leur lignée de par la simplicité de la vie de tous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1223" class="wp-caption alignleft" style="width: 170px"><img class="size-medium wp-image-1223" title="Koko" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2010/08/koko-160x229.jpg" alt="Koko" width="160" height="229" /><p class="wp-caption-text">Koko</p></div>
<p>Après Kana (Le Pays des Cerisiers, Pour Sanpei), c’est au tour de Glénat de nous présenter une œuvre de Fumiyo Kouno. Largement tourné vers l’humour, et donc logiquement moins grave et mélancolique que les autres titres de la mangaka, Koko reste néanmoins dans leur lignée de par la simplicité de la vie de tous les jours qu’il met en avant. Ici, nous faisons la connaissance d’une famille tout ce qu’il y a de plus ordinaire, à un détail près, et non des moindres, puisque c’est ce détail qui est le moteur de son scénario.</p>
<p><span id="more-1222"></span>Effectivement, depuis que la jeune Yayoï a adopté un coq trouvé dans la rue, le quotidien n’est plus du tout le même pour sa famille. Avec son caractère difficile, l’animal, baptisé Koko, mène la vie dure à ses maîtres. C’est le point de départ de la série de saynètes qui composent l’unique tome du manga. Chaque chapitre est ainsi dédié à une anecdote toute simple, mais qui le devient beaucoup moins dès lors que le coq s’en mêle. A chaque fois, c’est l’occasion d’une bonne tranche de rire, tant Koko, qui n’en fait qu’à sa tête, fait tourner en bourrique Yayoï et ses proches.</p>
<p>Le titre amuse d’autant plus que Fumiyo Kouno nous gratifie de mimiques impayables qui appuient davantage là où ça fait rire. C’est particulièrement le cas pour le personnage de Koko, avec son air faussement sérieux et pénétré, que l’auteure utilise à plusieurs reprises, et pour notre plus grand plaisir, en total décalage avec la situation. Pour le reste, le trait de la mangaka reste tel qu’on l’a connu dans Le Pays des Cerisiers et Pour Sanpei. Simple, mignon et tout simplement irrésistible, il contribue à toute la vie qui se dégage de l’œuvre.</p>
<p>En guise de cerise sur le gâteau, Koko dispose de personnages sympathiques et très bien travaillés. En eux-mêmes, ils n’ont pourtant rien d’extraordinaire mais cela ne les empêche pas de se montrer extrêmement justes dans leur manière d’être et de réagir. De ce fait, il est difficile de ne pas s&#8217;attacher à eux et de ne pas être ému par les quelques instants poétiques et contemplatifs qui parsèment le titre. Il faut également souligner le souci du détail de Fumiyo Kouno qui n’a pas négligé l&#8217;environnement des proches de Yayoï. En évoquant des éléments tels que d’autres membres de la famille, des événements du passé ou des projets d’avenir, elle nous fait sentir que leur existence ne se limite pas à Koko et que cet épisode n’est qu’un passage d’une vie déjà bien remplie. Cette attention fait son effet et rend les personnages plus consistants.</p>
<p>Avec Koko, Fumiyo Kouno a donc tout bon et nous offre une lecture fraîche, drôle et divertissante. Une excellente surprise de la part d’une auteure que j’apprécie décidément de plus en plus.</p>
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		<title>Ristorante Paradiso, Gente : Bienvenue à la Casetta dell&#8217;orso !</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 06:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
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		<category><![CDATA[Série complète]]></category>
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		<category><![CDATA[Natsume Ono]]></category>
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		<description><![CDATA[Restaurant situé à Rome, la Casetta dell&#8217;orso connaît une telle popularité qu&#8217;il est indispensable de réserver à l&#8217;avance pour pouvoir y manger. Mais, plus que la qualité de sa nourriture, sa clientèle, majoritairement constituée de femmes, se précipite surtout pour profiter du personnel de l&#8217;établissement. C&#8217;est effectivement une équipe de beaux mâles d&#8217;âge mûr, portant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1215" class="wp-caption alignleft" style="width: 170px"><img class="size-medium wp-image-1215" title="Ristorante Paradiso" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2010/08/ristorante-paradiso-160x227.jpg" alt="Ristorante Paradiso" width="160" height="227" /><p class="wp-caption-text">Ristorante Paradiso</p></div>
<p>Restaurant situé à Rome, la Casetta dell&#8217;orso connaît une telle popularité qu&#8217;il est indispensable de réserver à l&#8217;avance pour pouvoir y manger. Mais, plus que la qualité de sa nourriture, sa clientèle, majoritairement constituée de femmes, se précipite surtout pour profiter du personnel de l&#8217;établissement. C&#8217;est effectivement une équipe de beaux mâles d&#8217;âge mûr, portant tous des lunettes de presbyte (la précision n&#8217;est pas anodine), qui accueille et sert les clients.</p>
<p><span id="more-1214"></span>Le temps de 4 volumes (le one-shot Ristorante Paradiso et les 3 tomes de Gente), Natsume Ono, auteure de Goyô, nous propose de suivre le quotidien de cet étonnant restaurant. Les chapitres qui se succèdent sont autant de tranches de vie, toutes placées sous le signe de l&#8217;ordinaire. Chacun d&#8217;eux se base sur une anecdote dont il se sert comme d&#8217;un prétexte pour nous faire pénétrer dans le quotidien d&#8217;un personnage, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un employé de la Casetta dell&#8217;orso, d&#8217;un proche ou d&#8217;un client du restaurant. Au fil des épisodes, les différents acteurs du manga sont ainsi mis en avant, nous dévoilant leur manière de vivre, leur personnalité ou des bribes de leur passé. En filigrane, ces éléments dessinent peu à peu les dilemmes, généralement sentimentaux, qui se posent à eux et avec lesquels on les voit se débattre tout au long de l’œuvre.</p>
<p>Avec la vie du restaurant et les changements de personnel de celui-ci, l&#8217;évolution des personnages et de leurs sentiments constitue d&#8217;ailleurs le seul fil conducteur de Gente et de Ristorante Paradiso. Sans enjeu, ni problématique à résoudre, l’œuvre apparaît comme un simple extrait du quotidien d&#8217;un petit cercle de personnes que l&#8217;on suit au travers d&#8217;une sélection d&#8217;épisodes-clés de leur vie. Rafraîchissant et sans prétention, ce choix donne toute la primeur aux protagonistes et rend finalement leurs existences plus crédibles. Il s&#8217;apprécie d&#8217;autant plus que Natsume Ono excelle dans la représentation de leur tempérament et de leurs états d&#8217;âme.</p>
<p>Effectivement, les différents personnages ont tous leur petit caractère, avec des qualités et des défauts bien sentis, qui leur donne une certaine épaisseur et les rend hautement sympathiques (avec une mention spéciale aux personnages féminins, tels que Nicoletta, plus pétillants que leurs homologues masculins). De plus, le dessin, d&#8217;apparence maladroite, accentue leur personnalité et leurs émotions, notamment grâce à des expressions de visages très convaincantes. Grâce à cela, ainsi qu&#8217;au naturel des dialogues, leurs hésitations sont parfaitement traduites et n&#8217;ont aucun mal à nous parler et à nous toucher. Seul bémol : une certaine difficulté lors de la première lecture à identifier les différents employés du restaurant (difficulté heureusement atténuée par les utiles présentations des acteurs situées sur le rabat de la jaquette).</p>
<p>Au-delà de ces jolis portraits, la réussite la plus probante de Ristorante Paradiso et de Gente tient certainement dans leur atmosphère. Pour un peu, on se prendrait presque pour un client de la Casetta dell&#8217;orso, tant le calme et la sérénité qui se dégagent des titres apparaissent comme un écho à l&#8217;ambiance du restaurant. En fait, l’œuvre donne l&#8217;impression de se dérouler dans une bulle ou un vase clos, isolant les personnages des tourments du monde extérieur. Leur routine et leur tranquillité ne sont jamais vraiment perturbées, ce qui leur laisse tout le loisir de se poser, de discuter et de démêler leurs sentiments à tête reposée. Certes, le réalisme en pâtit sensiblement, mais cette vision fantasmée d&#8217;une vie simple et insouciante a un formidable effet reposant.</p>
<p>C&#8217;est donc avec grand plaisir que l&#8217;on partage pour un temps le quotidien de la Casetta dell&#8217;orso. La justesse des personnages et de leurs émois réussit à nous toucher et nous fait passer un excellent moment de lecture. Très à l&#8217;aise dans la chronique de la vie de tous les jours, Natsume Ono nous donne envie de la voir de nouveau évoluer dans ce registre, proche de Goyô par certains aspects (l&#8217;importance du quotidien, le portrait de différents personnages), tout en se montrant plus ordinaire et paisible.</p>
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		<title>L&#8217;Œil du Loup</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 05:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
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		<category><![CDATA[L'Œil du Loup]]></category>
		<category><![CDATA[Yûji Iwahara]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Œil du Loup est un recueil de nouvelles signées Yûji Iwahara. On y retrouve deux récits d&#8217;aventure et d&#8217;action rythmés et palpitants, entrecoupés par la bouffée d&#8217;air frais que constitue une tranche de vie paisible, mais non moins étonnante. Ces trois histoires, antérieures aux travaux qu&#8217;on lui connaît déjà, sont l&#8217;occasion de découvrir les débuts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1109" class="wp-caption alignleft" style="width: 186px"><img class="size-medium wp-image-1109" title="L’ Œil du Loup" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2010/07/l-oeil-du-loup-176x250.jpg" alt="L’ Œil du Loup" width="176" height="250" /><p class="wp-caption-text">L’ Œil du Loup</p></div>
<p>L’Œil du Loup est un recueil de nouvelles signées Yûji Iwahara. On y retrouve deux récits d&#8217;aventure et d&#8217;action rythmés et palpitants, entrecoupés par la bouffée d&#8217;air frais que constitue une tranche de vie paisible, mais non moins étonnante. Ces trois histoires, antérieures aux travaux qu&#8217;on lui connaît déjà, sont l&#8217;occasion de découvrir les débuts du mangaka. On y voit ses tâtonnements, ses recherches graphiques et un coup de crayon qui, bien qu&#8217;imparfait et irrégulier, comporte déjà les prémices du dessin et de la mise en scène qui nous ont ravi dans ses autres œuvres.</p>
<p><span id="more-1108"></span>Pour cela, et parce que ces histoires, aussi divertissantes soient-elles, ne sont clairement pas inoubliables, il s&#8217;agit d&#8217;un titre qui se destine de préférence aux amateurs de l&#8217;auteur du Roi des Ronces, Nekoten et Le Monde de Misaki. Cela tombe bien, j&#8217;ai justement particulièrement apprécié ces trois mangas, autant pour leur scénario rocambolesque que pour leurs indéniables qualités graphiques. Inutile de dire que cet Œil du Loup m&#8217;a comblé pour tous les enrichissements qu&#8217;il apporte quant au parcours et à l&#8217;évolution de Yûji Iwahara.</p>
<p>Outre cela, et malgré un manque d&#8217;originalité évident et compréhensible, ces trois nouvelles séduisent par l&#8217;enthousiasme et la bonne volonté que l&#8217;on ressent de la part de leur auteur, mais également par leurs couleurs respectives, volontairement très distinctes. Chacune d&#8217;elle a effectivement sa propre thématique, sa propre ambiance, renforcées par les variations du graphisme, qui se partagent entre expérimentations et clins d’œil à des univers de référence. De surcroît, toutes se révèlent dynamiques et mouvementées et offrent un réel plaisir de lecture, déjà annonciateur des réussites à venir pour le mangaka.</p>
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		<title>Le Nouvel Angyo Onshi &#8211; Les Origines</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 10:39:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[Le Nouvel Angyo Onshi]]></category>
		<category><![CDATA[Pika Edition]]></category>
		<category><![CDATA[Yang Kyung-Il]]></category>
		<category><![CDATA[Youn In-Wan]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an et demi après la parution de son dernier volume, Le Nouvel Angyo Onshi revient avec ce one-shot consacré à ses origines. On y découvre le passé de Chun-Hyang, Wonsul, l&#8217;écuyer, Hemosu, Mun-su et Kewil Hyang, les personnages phares de la saga. Le tout est complété par le premier travail japonais de Youn In-Wan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_611" class="wp-caption alignleft" style="width: 190px"><img class="size-medium wp-image-611" title="Le Nouvel Angyo Onshi - Les Origines" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2010/02/le-nouvel-angyo-onshi-les-origines-180x250.jpg" alt="Le Nouvel Angyo Onshi - Les Origines" width="180" height="250" /><p class="wp-caption-text">Le Nouvel Angyo Onshi - Les Origines</p></div>
<p>Un an et demi après la parution de son dernier volume, Le Nouvel Angyo Onshi revient avec ce one-shot consacré à ses origines. On y découvre le passé de Chun-Hyang, Wonsul, l&#8217;écuyer, Hemosu, Mun-su et Kewil Hyang, les personnages phares de la saga. Le tout est complété par le premier travail japonais de Youn In-Wan et Yang Kyung-Il, une nouvelle musclée et sanglante sur fond de religion.</p>
<p><span id="more-610"></span>Les origines du Nouvel Angyo Onshi sont à réserver aux fans de la série d&#8217;origine. Les autres, qu&#8217;ils aient lu ou non les aventures de Mun-su, peuvent allégrement passer leur chemin car ils n&#8217;y trouveront rien de transcendant ou d&#8217;inoubliable. En effet, malgré un graphisme toujours réussi, quelques bons moments et une lecture agréable, ces quelques histoires sont trop brèves pour nous toucher et n&#8217;apportent rien au Nouvel Angyo Onshi. Bien sûr, il y a le plaisir de revoir les personnages qu&#8217;on a suivis avec bonheur il y a quelques années, et de découvrir une nouvelle facette de leur existence, mais ce qui constitue la principale force de ce one-shot ne parlera qu&#8217;aux plus fervents lecteurs de la série d&#8217;origine.</p>
<p>Ayant dévoré le Nouvel Angyo Onshi avec enthousiasme, j&#8217;ai pour ma part pris ces origines pour ce qu&#8217;elles sont, à savoir un bonus offert au fan dans l&#8217;unique but de prolonger son plaisir. Acheté sans hésitation, ni regret après coup, ce one-shot trônera donc fièrement aux côtés des 17 volumes du manga d&#8217;origine.</p>
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		<title>Le Dernier Eté de mon Enfance</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 14:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[Delcourt]]></category>
		<category><![CDATA[Le Dernier Eté de mon Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Shin Takahashi]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion des funérailles de sa mère, Haru, jeune femme pleine de doutes concernant son avenir, revient dans le village de son enfance. Peu appréciée des habitants en raison de la vie dissolue de sa famille, elle va toutefois se lier d&#8217;amitié avec un groupe d&#8217;enfants et, entre un secret trop lourd à garder et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_557" class="wp-caption alignleft" style="width: 186px"><img class="size-medium wp-image-557" title="Le Dernier Eté de mon Enfance" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2010/01/le-dernier-ete-de-mon-enfance-176x250.jpg" alt="Le Dernier Eté de mon Enfance" width="176" height="250" /><p class="wp-caption-text">Le Dernier Eté de mon Enfance</p></div>
<p>A l&#8217;occasion des funérailles de sa mère, Haru, jeune femme pleine de doutes concernant son avenir, revient dans le village de son enfance. Peu appréciée des habitants en raison de la vie dissolue de sa famille, elle va toutefois se lier d&#8217;amitié avec un groupe d&#8217;enfants et, entre un secret trop lourd à garder et des jeux aux accents de grande aventure, vivre un été riche en émotions.</p>
<p><span id="more-556"></span>Adaptation libre des Aventures de Tom Sawyer, de Mark Twain, Le Dernier Eté de mon Enfance marque le retour de Shin Takahashi, l&#8217;auteur de Larme Ultime et de Fragment, en France. A travers son personnage central, cet épais one-shot de près de 400 pages est avant tout le portrait d&#8217;une jeune adulte, indécise quant à son avenir. Tout au long du récit, Haru nous fait part de ses interrogations à propos de ses choix de vie, de ses études artistiques, laissées de côté, et de son travail, guère passionnant, mais pourtant nécessaire à sa survie. Personnage fort, Haru est habitée de doutes extrêmement parlants pour toute personne située dans sa tranche d&#8217;âge. C&#8217;est donc sans mal que l&#8217;on s&#8217;identifie à elle et que l&#8217;on s&#8217;implique dans son aventure estivale.</p>
<p>Au contact de ses jeunes camarades, le tiraillement perpétuel de Haru, partagée entre l&#8217;adolescente insouciante et nostalgique et l&#8217;adulte raisonnable et tourmentée, se manifeste à de multiples reprises. Elle se place régulièrement, et logiquement en raison de la différence d&#8217;âge, en décalage vis à vis de ses amis et tempère leur fougue, quitte à passer pour la rabat-joie de service. Malgré cela, Haru se prend finalement au jeu et trouve, dans l&#8217;enthousiasme des enfants, une invitation à oublier, le temps d&#8217;un été, les soucis de son quotidien, et à retrouver la fantaisie, la naïveté et la liberté de ses jeunes années. La moindre activité devient ainsi l&#8217;occasion d&#8217;une grande aventure et de moments de bravoure, durant lesquels chacun peut jouir, un court instant, d&#8217;un statut de héros. Ces vacances, un peu forcées, constituent donc une vraie parenthèse pour Haru. Elles lui permettent de faire le point, de se vider la tête et de se ressourcer avant de repartir de l&#8217;avant.</p>
<p>Cependant, l&#8217;été de Haru ne se résume pas qu&#8217;à un immense jeu. En effet, suite à une malheureuse découverte faite par elle et Taro, l&#8217;un de ses jeunes amis, l&#8217;oeuvre prend des accents plus sérieux et angoissants. Le titre perd alors de sa fraîcheur enfantine et de son entrain et nous fait ponctuellement craindre le pire pour les personnages. On se rapproche ici d&#8217;un thriller, mystérieux et passionnant, basé sur la résolution d&#8217;une affaire, finalement assez anecdotique, qui nous tient en haleine jusqu&#8217;au bout.</p>
<p>Le Dernier Eté de mon Enfance nous permet de retrouver le style graphique si caractéristique de Shin Takahashi. Brouillon et souvent plus proche du crayonné que du dessin fini, son trait se révèle une nouvelle fois expressif et vivant. Certains décors sont magnifiques et mettent parfaitement dans l&#8217;ambiance. Du calme estival d&#8217;un village isolé à l&#8217;obscurité nocturne d&#8217;un cimetière, en passant par la rigueur d&#8217;une tempête en pleine nature, les différentes atmosphères de l&#8217;oeuvre sont particulièrement bien rendues et immergent sans mal le lecteur dans le récit. Toutefois, on peut regretter une certaine confusion, due à des cases peu claires, ainsi que l&#8217;hystérie fatigante de certains passages humoristiques dans lesquels les répliques fusent dans tous les sens.</p>
<p>Malgré ces quelques réserves, Le Dernier Eté de mon Enfance est donc une jolie réussite qui permet, le temps d&#8217;une lecture copieuse, de se divertir et se ressourcer comme si on avait partagé les vacances d&#8217;été de Haru. Principal atout de l&#8217;oeuvre, les sentiments et les ambiances que l&#8217;auteur a voulu instaurer sont palpables, permettant l&#8217;implication du lecteur dans le récit et soulignant la qualité du travail fourni par Shin Takahashi.</p>
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		<title>L&#8217;Age de Déraison</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 10:26:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique Manga]]></category>
		<category><![CDATA[One-shot]]></category>
		<category><![CDATA[L'Âge de Déraison]]></category>
		<category><![CDATA[Otsuichi]]></category>
		<category><![CDATA[Sakka]]></category>
		<category><![CDATA[Usamaru Furuya]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Age de Déraison est un recueil de nouvelles, pas si indépendantes que cela les unes des autres, que l&#8217;on doit à Otsuichi et à Usamaru Furuya (que l&#8217;on commence à bien connaître après la Musique de Marie, le Cercle du Suicide et Tokyo Magnitude 8). Chaque histoire, composée d&#8217;un ou deux chapitres d&#8217;une vingtaine de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_539" class="wp-caption alignleft" style="width: 189px"><img class="size-medium wp-image-539" title="L'Age de Déraison" src="http://www.mang-impressions.fr/wp-content/uploads/2010/01/l-age-de-deraison-179x250.jpg" alt="L'Age de Déraison" width="179" height="250" /><p class="wp-caption-text">L&#39;Age de Déraison</p></div>
<p>L&#8217;Age de Déraison est un recueil de nouvelles, pas si indépendantes que cela les unes des autres, que l&#8217;on doit à Otsuichi et à Usamaru Furuya (que l&#8217;on commence à bien connaître après la Musique de Marie, le Cercle du Suicide et Tokyo Magnitude 8). Chaque histoire, composée d&#8217;un ou deux chapitres d&#8217;une vingtaine de pages, nous dresse le portrait d&#8217;un adolescent.</p>
<p><span id="more-538"></span>Refus de grandir, solitude, relation difficile avec les parents, échec scolaire, manque de confiance en soi, les différents personnages présentés souffrent d&#8217;un malaise profond et cherchent à fuir la réalité en se réfugiant dans un monde imaginaire. Selon les cas, celui-ci leur sert de prétexte visant à justifier leurs difficultés, de passage initiatique pour les surmonter ou de bouclier leur permettant de s&#8217;en protéger et de les oublier. La réalité y est représentée de manière difforme, transformée par leurs tourments. Cela nous donne l&#8217;occasion d&#8217;apprécier le travail graphique remarquable d&#8217;Usamaru Furuya, qui donne corps aux visions fantasmagoriques des adolescents et nous offre une réalité décalée saisissante.</p>
<p>Même si les stéréotypes et les grosses ficelles ne nous sont pas toujours épargnés, les différentes histoires s&#8217;avèrent plutôt fines, bien construites et, pour certaines, très touchantes. Les meilleures nouvelles sont certainement celles en deux chapitres, qui nous donnent davantage de temps pour nous attacher aux personnages, ainsi que celles qui nous font deviner, au fil des pages, les raisons du comportement du protagoniste.</p>
<p>Si les histoires fonctionnent bien, c&#8217;est principalement grâce aux différents personnages, crédibles et bien décrits. Selon leur malaise, leur caractère et leur volonté de s&#8217;en sortir, on sympathise rapidement avec certains d&#8217;entre eux, tandis que d&#8217;autres paraîtront plus antipathiques. Hésitant en apparence, le dessin traduit avec aisance leurs sentiments et, par les postures ou les mimiques qu&#8217;il leur attribue, contribue à leur donner vie.</p>
<p>De manière générale, les personnages les plus attachants sont ceux qui parviennent à reprendre pied par eux-mêmes. Pour les autres, il faudra un final ébouriffant et surréaliste, annoncé dans les différentes nouvelles, dans lequel leurs tourments respectifs se mêlent pour prendre corps dans la réalité. La fin, optimiste, fait que l&#8217;on ferme le livre avec un sentiment positif. Peut-être est-ce trop beau pour être vrai, mais on est heureux de voir qu&#8217;un nouveau jour se lève pour chaque protagoniste, désormais prêt à faire face à la vie.</p>
<p>A travers des situations volontairement exagérées, L&#8217;Age de Déraison se veut une peinture de l&#8217;adolescence et de ses troubles, ici poussés à leur paroxysme. Quoique inégales, les différentes histoires sont bien menées et, grâce à leurs protagonistes, ne laissent pas indifférent. Le tout est complété par un travail graphique intéressant, sur lequel on ne manque pas de s&#8217;attarder. Ma première nouveauté de l&#8217;année est donc clairement une excellente pioche.</p>
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