Mang'Impressions : Chroniques de lectures de mangas

L’année 2011 du manga vue par le petit bout de ma lorgnette

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la trop longue inactivité de Mang’Impressions ne reflète en rien l’état de mes lectures de mangas en 2011. Ainsi, bien que le blog n’en ait pas du tout rendu compte, le deuxième semestre a été aussi riche pour moi que le premier à ce niveau. Aussi, en plus de mon intérêt pour le petit exercice du récapitulatif annuel, ce billet est une bonne occasion de mettre en avant mes coups de cœur de l’année, et tout particulièrement ceux des sept derniers mois, jusqu’ici absents de Mang’Impressions. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce petit bilan personnel que j’en ai eu, comme chaque année, à le réaliser. Bonne lecture !

Ma sélection de l’année

Un clic sur la couverture vous permet d’accéder aux chroniques des titres traités sur le blog.

Des nouveautés enthousiasmantes

A Lollypop or a Bullet Bride Stories Un Bus Passe Le Chien Gardien d'Etoiles La Fin du Monde, Avant le Lever du Jour Je ne Suis pas un Homme Soil XBlade

Des valeurs toujours sûres

Séries à parution dite régulière (au moins 3 sorties en 2011)
Bakuon Rettô Berserk Happy ! Puzzle Rainbow Shi Ki
Séries à parution irrégulière
C'était Nous Dorohedoro Giga Tokyo Toybox L'Habitant de l'Infini My Girl Real Sing "Yesterday" For Me Vinland Saga Yotsuba & !

Des fins inoubliables

Bambi Bamboo Blade Blessures Nocturnes Bokurano Fullmetal Alchemist Goyô

Des espoirs pour 2012

Bambi 0 Billy Bat Bonne Nuit Punpun ! Btooom ! Ethnicity 01 Front Mission Dog Life & Dog Style I am a Hero Ki-itchi VS Palepoli Seven Shakespeares Thermae Romae

Le bilan par éditeur

Les éditeurs apparaissent ici classés en fonction du nombre d’œuvres lues en 2011 et espérées pour 2012 chez chacun d’eux.

Dans la liste des titres des éditeurs, ce que j’ai appelé « découverte » concerne les mangas sortis avant 2011, mais seulement lus cette année.

Kazé Manga / Asuka

  • Nouveautés : Sprite, Suicide Island
  • One-shot : Un Bus Passe
  • Fin : Bokurano
  • Suites : Cloth Road, My Girl, Rainbow, Shi Ki, World Embryo
  • Espoir 2012 : Seven Shakespeares
  • Série en cours sans sortie en 2011 : Gunslinger Girl
  • Abandon : Freesia

Entre les nouveautés et les confirmations, Kazé Manga est non seulement l’éditeur le plus présent chez moi en 2011, mais également un gage de qualité. Effectivement, dès lors qu’il propose des titres à même de me parler, il réussit, par ses choix, à susciter ma curiosité, puis à me convaincre. Cette année, cela a de nouveau été le cas des nouvelles séries (Sprite et Suicide Island), même si j’en attends encore un peu plus pour être définitivement conquis.

En revanche, gros coup de cœur pour Mizu Sahara, auteure des remarquables My Girl et Un Bus Passe, ainsi que pour Rainbow et Shi Ki, thrillers oppressants, diablement prenants et toujours très attendus. A côté de ces réussites, les rares déceptions (Freesia arrêté, Cloth Road sur le déclin) n’atténuent pas mon enthousiasme concernant Kazé Manga.

Entre la suite des séries en cours, le retour très attendu de Gunslinger Girl (2 tomes prévus) et le titre Seven Shakespeares, tout porte à croire que 2012 sera une nouvelle excellente année pour l’éditeur.

Kana

  • One-shots : La Fin du Monde, Avant le Lever du Jour, Une Longue Route
  • Fins : Goyô, Pluto
  • Suites : Bakuon Rettô, Real
  • Espoirs 2012 : Bonne Nuit Punpun !, I am a hero
  • Séries en cours sans sortie en 2011 : Agharta, Hunter X Hunter, Me and the Devil Blues, Le Voyage de Kuro

Grâce à une sélection de titres originaux et attractifs, Kana a toujours été un des éditeurs que je suis le plus assidument. Cela s’est encore vérifié cette année. Mention spéciale pour le one-shot d’Inio Asano, la fin de Goyô et les suites de Real et de Bakuon Rettô.

En 2012, Bonne Nuit Punpun ! (une série de 9 tomes, toujours en cours au Japon, par l’incontournable Inio Asano), I am a hero et le retour de Hunter X Hunter viendront s’ajouter aux deux derniers titres cités, ce qui annonce une nouvelle année de lectures de qualité chez Kana.

Et je ne parle même pas des quelques titres que je garde « en réserve » (Cat Street, Letter Bee, La Cité Saturne), qui pourraient également réserver leur lot de bons moments et de surprises.

Glénat

  • Nouveauté : A Lollypop or a Bullet
  • Fins : Gunsmith Cats Burst, A Lollypop or a Bullet
  • Suites : Berserk, Gunnm Last Order, Naru Taru
  • Espoir 2012 : Btooom !

A la différence des deux précédents éditeurs, Glénat, bien qu’il soit une valeur sûre historique, n’est pas un éditeur qui m’enthousiasme particulièrement. La faute à un catalogue qui peine à me séduire et qui tient essentiellement par les quelques classiques que je suis, plutôt que par ses nouveautés. Ainsi, si l’éditeur a réalisé une bonne année 2011 à mes yeux, il a surtout été présent chez moi par habitude, sans plus, ni ferveur particulière.

Malgré les retours attendus de Berserk, Gunnm Last Order et Gunsmith Cats Burst, ou la suite de l’intriguant Naru Taru, un seul titre est réellement sorti du lot en 2011 chez Glénat : l’immense A Lollypop or a Bullet, un de mes grands coups de cœur de l’année.

En 2012, je jetterai un œil attentif à Btooom ! (de l’auteur de l’excellent Otogi Matsuri). Au programme : du divertissement explosif et survolté. Et pourquoi pas me laisser tenter par L’Académie Alice ou Chi, une Vie de Chat ?

Ki-oon

  • Nouveautés : Amanchu !, Le Berceau des Esprits, Bride Stories
  • One-shot : Hideout
  • Fins : Bamboo Blade, Tsukihime
  • Espoir 2012 : Front Mission Dog Life & Dog Style
  • Abandon : Amanchu !

Apprécié pour la qualité de son travail, Ki-oon me laisse un peu plus partagé quant aux mangas qu’il publie. Sans remettre en cause leur valeur, beaucoup ne me parlent pas plus que cela. Pourtant, cela n’empêche pas l’éditeur de me surprendre régulièrement, comme en 2011, avec un autre de mes gros coups de cœur de l’année : Bride Stories. Je retiens également la fin de Bamboo Blade, étonnante et touchante, tout en ne perdant rien de sa bonne humeur communicative.

Kurokawa

  • Nouveauté : Les Vacances de Jésus & Bouddha
  • Fin : Fullmetal Alchemist
  • Suites : Vinland Saga, Yotsuba & !
  • Abandon : Les Petites Fraises

Pour moi, Kurokawa est un « Ki-oon », en pire. Des ouvrages soignés, un sérieux indéniable, mais un catalogue qui, sauf exception, n’éveille pas ma curiosité. Les exceptions en 2011, ce sont l’hilarant Les Vacances de Jésus & Bouddha, mais aussi et surtout, la fin de Fullmetal Alchemist (de très bonne tenue, il faut le souligner) et la suite des excellents Vinland Saga et Yotsuba & !. Deux titres rares, mais définitivement incontournables, qui suffisent à donner une place à part à Kurokawa.

Delcourt

  • Suites : Un Drôle de Père, Puzzle, Sing « Yesterday » For Me
  • Espoir 2012 : Ki-itchi VS
  • Séries en cours sans sortie en 2011 : Les Mystères de Taisho, Nana

2011 a été l’année du déclin de Delcourt chez moi. Habituellement bien placé parmi les éditeurs les plus actifs de ma collection, l’éditeur rentre un peu dans le rang. Toutefois, ce n’est pas forcément de son fait, cela tenant en partie en « la faute à pas de chance ».

En effet, à en juger par les quelques titres séduisants pour lesquels je n’ai pas (encore) franchi le pas (Syndrome 1866, Une Sacrée Mamie, Twinkle Stars, Ascension, A Fleur de Peau), l’éditeur aurait en fait pu se situer bien plus haut dans ce bilan. Mais il faut croire que ces œuvres, aussi attractives soient-elles, n’ont pas ce petit quelque chose qui m’aurait invariablement poussé vers elles. D’autant que, plus j’attends et plus des échos négatifs apparaissent, atténuant quelque peu mon envie de les lire (c’est notamment le cas de Syndrome 1866, Ascension ou A Fleur de Peau).

Cette parenthèse mis à part, Delcourt reste un éditeur que j’apprécie pour bien des raisons, dont la qualité de ses mangas n’est pas la moindre. Deux titres sont sortis du lot cette année. Tout d’abord, Puzzle, qui confirme tout le bien que je pense de lui et apparaît aujourd’hui comme un rendez-vous incontournable pour moi. Enfin, Sing « Yesterday » For Me, toujours aussi touchant qu’à l’accoutumée, signe un retour marquant et me séduit comme au premier jour.

En 2012, outre les titres cités plus haut pour certains desquels je finirai bien par craquer un jour, j’attends de pied ferme Ki-itchi VS, la suite de Ki-itchi prévue pour le mois d’avril.

Sakka / Casterman

  • Nouveauté : Je ne Suis pas un Homme
  • Fins : Blessures Nocturnes, Je ne Suis pas un Homme
  • Suite : L’Habitant de l’Infini
  • Espoir 2012 : Thermae Romae

Privilégiant la qualité à la quantité, et l’accompagnant d’un travail éditorial solide, Casterman a su se démarquer en proposant un de mes chouchous de l’année : Je ne Suis pas un Homme, de l’excellent Usamaru Furuya. Les suites de Blessures Nocturnes et de L’Habitant de l’Infini ne sont pas en reste et demeurent des valeurs sûres. En 2012, il me tarde de découvrir l’étonnant Thermae Romae.

Pika Edition

  • Nouveauté : XBlade
  • Suites : Maiwai, MPD Psycho
  • Espoir 2012 : Billy Bat
  • Série en cours sans sortie en 2011 : 7 Seeds

Pour le grand amateur de Satoshi Shiki que je suis (cf. ceci), Pika Edition ne pouvait pas passer inaperçu en 2011. L’éditeur a en effet proposé un des derniers titres de l’auteur : XBlade. Une œuvre divertissante, prenante et bien réalisée.

En dehors de ce manga, l’humeur est plutôt au coup de gueule avec Pika Edition. L’éditeur est effectivement impitoyable avec ses séries en panne de succès. Il espace les parutions, quand il ne les interrompt pas carrément, sans donner aucune autre nouvelle que « en cours de négociations ». Les trop longues absences de Maiwai et 7 Seeds sont frustrantes, surtout dans le cas du deuxième titre, captivant et bien mené. Kekkaishi, Alive Last Evolution et Nodame Cantabile, titres que je suis avec plaisir sans toutefois les acheter (mais ils le mériteraient amplement tous les trois), souffrent également de cet étalement des sorties.

En 2012, je me laisserai tenter par Billy Bat (le dernier titre de Naoki Urasawa) et ce sera tout pour le moment, la majeure partie du catalogue récent de Pika Edition n’éveillant pas le moindre intérêt chez moi.

Panini Manga

  • Nouveauté : All Rounder Meguru
  • Suites : Happy !, Sidooh

Comme d’autres cités plus bas, Panini Manga est un éditeur au catalogue très spécialisé, dont je ne suis manifestement pas la cible. Il en résulte une année plutôt calme, marquée par une unique nouveauté. All Rounder Meguru sort du registre habituel de l’éditeur et constitue l’agréable retour de Hiroki Endo, l’auteur d’Eden.

De son côté, Happy ! monte en puissance et s’impose, tome après tome, comme un rendez-vous aussi haletant que toujours très attendu. Enfin, Sidooh, souffrant de son faible succès, ne connaît qu’une unique sortie en 2011, ce qui ne permet pas de replonger pleinement dans cette fresque historique passionnante.

IMHO

  • One-shot : Litchi Hikari Club
  • Fin : Bambi
  • Découverte : Bambi
  • Espoirs 2012 : Bambi 0, Palepoli

Sur la lancée de ma lecture de Soil, j’ai profité de 2011 pour découvrir Bambi. Grand bien m’en a pris, étant donnée l’excellente surprise que constitue ce défouloir violent et déjanté. En 2012, je découvrirai avec plaisir l’enfance de cette héroïne totalement barrée dans la préquelle que sortira IMHO.

Soleil Manga

  • Suites : C’était Nous, Dorohedoro
  • Abandon : Le Coffre aux Esprits

Pour Soleil Manga, c’est exactement la même histoire que pour Panini Manga. Leur catalogue ne m’est absolument pas destiné et l’éditeur ne survit chez moi que grâce aux suites des excellents C’était Nous et Dorohedoro.

Doki-Doki

  • Suite : Giga Tokyo Toybox
  • Espoir 2012 : Ethnicity 01

Malgré tout son sérieux, Doki-Doki reste plutôt discret chez moi. Leur catalogue ne trouve pas grâce à mes yeux et, même si je m’étais laissé tenter par Vamos la !, qui bénéficie d’excellents échos, cela n’aurait pas changé grand-chose. Je souligne tout de même la suite de Giga Tokyo Toybox, un titre que je lis avec toujours autant de ferveur. Séduit par 7 Milliards d’Aiguilles en 2010, je retrouverai avec plaisir son auteur dans Ethnicity 01 cette année.

Tonkam

  • Nouveauté : Genkaku Picasso
  • Série en cours sans sortie en 2011 : Vagabond

Du côté de Tonkam, c’est presque une année blanche. Le sympathique Genkaku Picasso sauve cet éditeur, au catalogue varié mais qui, pour une raison qui m’échappe un peu, ne me séduit pas du tout.

Ankama

  • Nouveauté : Soil

C’est chez Ankama que l’on retrouve un de mes grands coups de cœur de 2011, Soil. Un thriller bien mené et prenant, évoluant aux frontières du fantastique, pour une ambiance unique entre angoisse et second degré.

Sarbacane

  • One-shot : Le Chien Gardien d’Étoiles

Le Chien Gardien d’Etoiles est une lecture très forte, dont je garde un souvenir empreint d’émotion. C’est un de mes grands moments de 2011.

Taïfu Comics

  • Suite : Kyoko Karasuma

Dans la lignée de Soleil Manga, Taïfu Comics est un éditeur très spécialisé dans un domaine qui n’est pas le mien. Reste mon volume annuel de Kyoko Karasuma, une valeur sûre.

Le mot de la fin

Vous l’avez compris, en termes de manga, les années se suivent et se ressemblent pour moi. Ainsi, 2011 a été une nouvelle très bonne année de lectures. Certes, la quantité a sensiblement diminué, mais cela n’a pas été le cas de la qualité, loin de là.

La principale évolution que j’ai connue en 2011 a été une légère baisse du nombre de mangas lus. Plusieurs raisons l’expliquent, dont la principale est tout simplement la diminution du volume de sorties me concernant. Celle-ci est due à la fin d’un certain nombre de mangas, ainsi qu’à l’espacement des parutions de quelques autres. Ce deuxième phénomène, loin d’être nouveau, se justifie par différents facteurs : le choix d’un rythme de publication moins soutenu par l’éditeur français (cas de Delcourt, de Kazé Manga et de certains autres titres), la lenteur d’une parution japonaise désormais rattrapée ou l’éternelle et regrettable insuffisance des ventes (principalement chez Pika Edition et Panini Manga). Même si j’ai démarré un certain nombre de nouvelles séries, et dans une proportion équivalente aux années précédentes, cela n’a pas suffi à compenser cette baisse des parutions pour les séries que je suis.

Autre raison, plus personnelle cette fois, expliquant que les sorties aient été moins nombreuses pour moi : mon souci de resserrer ma collection sur des indispensables. C’est-à-dire lire moins pour lire mieux. Même si cela a été moins le cas cette année, ce souci se traduit par l’interruption (et la revente) d’un titre dès lors qu’il ne me satisfait plus. Après Freesia, Amanchu !, Le Coffre aux Esprits ou Les Petites Fraises cette année, Cloth Road pourrait prochainement en faire les frais. Là encore, ces titres n’ont pas forcément été remplacés numériquement par le démarrage d’une autre série, qu’elle soit nouvelle ou plus ancienne. En effet, bien que je tienne une liste d’œuvres à lire (laissées de côté pour les périodes de creux, et/ou le temps de mieux les évaluer), je n’ai jamais cherché à compenser la baisse de mon nombre de lectures. Bambi excepté, je n’ai ainsi démarré aucune série d’avant 2011 cette année.

Ce qui est sûr, c’est que cette évolution n’est pas due à un désintérêt et à une lassitude de ma part vis à vis du manga. En effet, parmi la masse de sorties, je parviens toujours à trouver mon bonheur, partagé entre mes séries en cours et les nouveautés.

Grâce au resserrement évoqué plus haut, l’ensemble des séries que je suis continue de m’apporter une satisfaction et un enthousiasme constants. C’est logique, une fois l’éventuel tri effectué (et celui-ci se fait finalement assez tôt, car il est rare que j’abandonne un manga après plus de dix volumes), je me retrouve avec un panel de titres éprouvés. Originalité, pertinence du propos, qualité de la réalisation et de l’écriture, chaque titre dispose de sa marque de fabrique, de son style, tant et si bien que je n’ai jamais l’impression de lire du réchauffé (tout l’inverse de l’effet que me font 85% des synopsis des mangas annoncés par les éditeurs). Suis-je trop bon public ? Peut-être, mais je dois avouer que, à l’heure actuelle, toutes mes séries en cours font plus que répondre à mes attentes et apparaissent comme des valeurs sûres dont je sais que je ne serai pas déçu. Je les suis donc avec une grande assiduité et un intérêt toujours renouvelé.

Quant aux nouveaux mangas publiés en 2011, ils sont venus avec succès s’intégrer dans la liste des séries que je lis. C’est une grande satisfaction et le gage d’une année concluante, d’autant que ce n’était pas gagné d’avance. Effectivement, on ne peut pas dire que je sois la cible privilégiée des éditeurs. La majorité des nouveautés visent un public plus jeune, peut-être moins « aguerri » (une impression de redite, voire de grossières et simplistes caricatures d’anciens succès, ressort souvent des résumés ou des dessins), ou très spécifique. Ainsi, après un coup d’œil sur le trait ou le synopsis, il ne me faut pas longtemps pour écarter un titre. La quantité de sorties jouant, je l’oublie alors presque aussitôt. C’est certainement un tort de juger si vite, mais, grâce à Internet (Mangaverse, Akata Mangavoraces, Manga-News, Manga Sanctuary et la blogosphère présente sur Sama) et à la presse (AnimeLand), je reste à l’affût des mangas à côté desquels j’aurais pu passer au premier abord.

Au milieu de ces mangas vite oubliés, les rares titres attractifs à mes yeux ne ressortent que davantage. Ils sont même des évidences dès la lecture du résumé ou la découverte des premiers visuels. Il faut croire que je sais ce que je veux et ce qui me plaît. Si la curiosité en pâtit, je dois avouer que je suis de plus en plus rarement déçu par mes choix et je n’ai pas à m’en plaindre. Enfin, par-dessus tout, la fidélité à un auteur est déterminante pour moi. J’ai mes chouchous (Inio Asano, Kei Toumé, Fumiyo Kouno, Satoshi Shiki, Usamaru Furuya ou encore Mizu Sahara, qui, si elle continue sur cette lancée, va très vite rejoindre cette liste d’incontournables…) dont je ne manque aucune sortie. De même, des titres comme Btooom !, Ethnicity 01 ou Seven Shakespeares vont bénéficier en 2012 du bon souvenir laissé par leur auteur dans son travail précédent (respectivement Otogi Matsuri, 7 Milliards d’Aiguilles et Beck).

Finalement, mon sentiment sur le manga en France n’a que peu changé en 2011. Inutile, donc, de rabâcher ce que j’ai déjà pu évoquer dans mes deux précédents bilans annuels. 2011, comme les années précédentes, fut pour moi un grand cru, ponctué de nombreuses lectures rafraichissantes, divertissantes et captivantes. Elle ne me donne que plus envie de découvrir ce que 2012 me réserve, et notamment les multiples titres futurs qui ont déjà réussi à titiller ma curiosité. De beaux moments de lecture en perspective !

Pour conclure et compléter ce petit récapitulatif de 2011 qui ne voit pas plus loin que le bout de mon nez, je vous invite à lire le bilan de Morgan sur Mangaverse. L’indispensable rappel, éditeur par éditeur, de toutes les sorties de l’année en France, agrémenté de commentaires et d’un regard pertinent sur le monde du manga.

En attendant le retour à une activité plus régulière sur le blog, je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2012 !

1 commentaire

Heymathieu

Le 11 mars 2012 à 22 h 40 min

Merci pour cette rétrospective. Je vais me pencher sur le cas Soil et enfin pouvoir découvrir Yotsuba grâce à la réédition.

J’attends avec impatience de nouveaux articles.
Bonne continuation.

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