Tokyo Magnitude 8 – Tome 5

Tokyo Magnitude 8 - Tome 5
On peut dire que l’on aura attendu ce cinquième et dernier volume de Tokyo Magnitude 8. Un délai d’un an invraisemblable, mais guère surprenant étant donné le passif de son éditeur. Surtout, il faut se réjouir de pouvoir enfin découvrir la conclusion du titre d’Usamaru Furuya, celui-ci ayant eu plus de chance que des mangas tels que Shigurui, Silent Möbius, Daydream, Sidooh, Ikkitousen, Red Eyes ou Moonlight Mile (et j’en oublie).
Malgré l’attente, on n’a aucun mal à replonger dans Tokyo Magnitude 8. Le récit n’étant pas spécialement compliqué, on retrouve vite nos repères, comme si on n’avait jamais vraiment quitté la série. Pour ce dernier volume, le mangaka reprend logiquement la recette proposée depuis les débuts du titre, avec un mélange partagé entre la légèreté de la romance et la description autrement plus sérieuse des conséquences d’un séisme important sur la ville de Tokyo et sur les comportements humains.
Malgré un manque évident de finesse, qui se manifeste autant par le propos trop appuyé de l’auteur que par certaines exagérations et facilités, la conclusion de Tokyo Magnitude 8 ne déçoit pas (ces défauts étant de surcroît déjà présents dans les tomes précédents). L’émeute amorcée dans le quatrième opus explose ici et, au beau milieu de ce désordre, Jin se débat pour retrouver Nanako, prise au piège avec les autres femmes dans la tour 009. Consacré à la résolution de cette situation difficile et à un dénouement satisfaisant, ce cinquième tome nous fait profiter d’un récit prenant, tendu et parsemé de jolies scènes, certes convenues, mais qui n’en restent pas moins touchantes.
Si l’aspect documentaire en forme d’avertissement fait toute l’originalité de Tokyo Magnitude 8, l’œuvre m’a finalement davantage séduit par sa facette romantique. Celle-ci fonctionne d’autant mieux que le couple de personnages principaux, aussi stéréotypé soit-il, s’avère attachant et plutôt juste. Malgré les imperfections du titre, c’est donc principalement grâce à Jin et Nanako, deux figures que j’ai pris plaisir à suivre, à voir évoluer, et pour lesquelles j’ai tremblé, que je garderai un bon souvenir de Tokyo Magnitude 8.
