Mang'Impressions : Chroniques de lectures de mangas

Koko : Adopter un coq ? Non merci !

Ecrit par David le 17 août 2010
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Koko

Koko

Après Kana (Le Pays des Cerisiers, Pour Sanpei), c’est au tour de Glénat de nous présenter une œuvre de Fumiyo Kouno. Largement tourné vers l’humour, et donc logiquement moins grave et mélancolique que les autres titres de la mangaka, Koko reste néanmoins dans leur lignée de par la simplicité de la vie de tous les jours qu’il met en avant. Ici, nous faisons la connaissance d’une famille tout ce qu’il y a de plus ordinaire, à un détail près, et non des moindres, puisque c’est ce détail qui est le moteur de son scénario.

Effectivement, depuis que la jeune Yayoï a adopté un coq trouvé dans la rue, le quotidien n’est plus du tout le même pour sa famille. Avec son caractère difficile, l’animal, baptisé Koko, mène la vie dure à ses maîtres. C’est le point de départ de la série de saynètes qui composent l’unique tome du manga. Chaque chapitre est ainsi dédié à une anecdote toute simple, mais qui le devient beaucoup moins dès lors que le coq s’en mêle. A chaque fois, c’est l’occasion d’une bonne tranche de rire, tant Koko, qui n’en fait qu’à sa tête, fait tourner en bourrique Yayoï et ses proches.

Le titre amuse d’autant plus que Fumiyo Kouno nous gratifie de mimiques impayables qui appuient davantage là où ça fait rire. C’est particulièrement le cas pour le personnage de Koko, avec son air faussement sérieux et pénétré, que l’auteure utilise à plusieurs reprises, et pour notre plus grand plaisir, en total décalage avec la situation. Pour le reste, le trait de la mangaka reste tel qu’on l’a connu dans Le Pays des Cerisiers et Pour Sanpei. Simple, mignon et tout simplement irrésistible, il contribue à toute la vie qui se dégage de l’œuvre.

En guise de cerise sur le gâteau, Koko dispose de personnages sympathiques et très bien travaillés. En eux-mêmes, ils n’ont pourtant rien d’extraordinaire mais cela ne les empêche pas de se montrer extrêmement justes dans leur manière d’être et de réagir. De ce fait, il est difficile de ne pas s’attacher à eux et de ne pas être ému par les quelques instants poétiques et contemplatifs qui parsèment le titre. Il faut également souligner le souci du détail de Fumiyo Kouno qui n’a pas négligé l’environnement des proches de Yayoï. En évoquant des éléments tels que d’autres membres de la famille, des événements du passé ou des projets d’avenir, elle nous fait sentir que leur existence ne se limite pas à Koko et que cet épisode n’est qu’un passage d’une vie déjà bien remplie. Cette attention fait son effet et rend les personnages plus consistants.

Avec Koko, Fumiyo Kouno a donc tout bon et nous offre une lecture fraîche, drôle et divertissante. Une excellente surprise de la part d’une auteure que j’apprécie décidément de plus en plus.

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