Beck – Tome 34

Beck - Tome 34
Le trente-quatrième tome de Beck marque la fin d’une saga qui nous aura tenus en haleine pendant plus de 5 ans. Résolument placé sous le signe de l’émotion, ce dernier volet se consacre essentiellement à la prestation des Mongolian Chop Squad au festival Greatful Sound. Ce concert est l’occasion pour chaque membre du groupe de se remémorer les temps forts de leur aventure et tout ce qu’elle leur a apporté.
Sans enjeu depuis la percée fulgurante des Mongolian Chop Squad, le titre de Harold Sakuishi se termine sans véritable surprise, ni suspense insoutenable. Néanmoins, en prenant le temps de décrire la réussite de ses héros et d’enrichir encore ses personnages (notamment Ryûsuke et Taira, restés jusqu’ici assez secrets quant à leurs envies et leurs motivations), l’auteur nous offre de beaux moments, joyeux et émouvants, notamment grâce à un long et envoûtant concert, qui sublime l’amitié qui s’est créée entre les cinq membres du groupe. Ce dernier tome se révèle ainsi enthousiasmant et touchant, et constitue une conclusion remarquable pour un titre qui ne l’est pas moins.
En plus du dénouement de son oeuvre, Harold Sakuishi nous offre, dans le dernier tiers de ce volume, une nouvelle dédiée à Eddie Lee, le guitariste des Dying Breeds. L’auteur nous fait vivre sa dernière journée, entrecoupée de courtes analepses centrées sur les moments charnières de son existence. Dans une ambiance propice aux larmes, de nouveaux éléments nous sont dévoilés, tels que la rencontre entre celui-ci et Ryûsuke, la naissance de leur amitié et le moteur que celle-ci constituait pour le guitariste de Beck. Un épisode émouvant qui vient conclure le manga en beauté.
De bout en bout, Beck a été un rendez-vous incontournable, captivant et riche des nombreux sentiments qu’il procure au lecteur. Pour ma part, c’est un titre que je n’oublierai pas de sitôt et que je conserverai précieusement dans ma bibliothèque.
