Mang'Impressions : Chroniques de lectures de mangas

I »s – Tome 12

Ecrit par David le 26 février 2010
I''s - Tome 12

I''s - Tome 12

Après 12 tomes semés d’embûches, I »s trouve ici sa conclusion. Fidèle au reste de la série, ce volume remplace simplement le quota habituel de petites culottes par une grosse dose d’émotion. Peut-être suis-je particulièrement bon public, mais je dois bien avouer que cette fin ne m’a pas laissé indifférent.

Il y a certes des facilités ou des exagérations, notamment dans les conditions de travail de Iori et la pression qu’elle subit. On peut aussi regretter que les personnages se résument finalement à leurs sentiments et que le bonheur de l’autre apparaisse ici comme le rêve auquel chacun doit aspirer, passant sous silence toute autre forme d’épanouissement. Malgré leurs passions prépondérantes, Iori et Itsuki trouvent finalement la plus grande des satisfactions dans leurs amours respectifs, auxquels elles finissent par se dévouer. Quant aux autres protagonistes, ils sont dénués de tout centre d’intérêt autre que leur propre romance, ou celle de leurs proches. Katsura passe également sous silence le devenir des personnages. On ne saura donc pas ce qu’ils feront de leur vie. Les sentiments prédominent et occultent tout le reste. C’est somme toute logique pour une comédie romantique mais j’aurais aimé que d’autres facettes des protagonistes et de leur quotidien soient ne serait-ce qu’évoquées (dans la lignée de l’excellent tome 11, dans lequel Ichitaka s’interrogeait sur son avenir, sans toutefois trouver de réponse).

Pour le reste, le tome 12 de I »s se révèle riche en rebondissements et met progressivement en place son dénouement. Parsemé de scènes fortes, il nous tient en haleine de bout en bout et témoigne de la maîtrise d’un auteur qui parvient à doser habilement suspense et émotion et à livrer un final complet et satisfaisant. Les péripéties de ce dernier volume, même si on peut les trouver un peu grosses, s’enchaînent parfaitement. Toutes font leur effet et participent à l’engouement ressenti à la lecture. Par les choix déchirants qu’ils sont amenés à faire, par leur soutien mutuel, par leurs efforts et par les liens d’amitié ou d’amour qui les unissent, les personnages contribuent aussi à nous toucher.

I »s nous quitte donc sur une très bonne note et me laissera personnellement un bon souvenir. J’en retiendrai le jeu du chat et de la souris entre Ichitaka et une Iori longtemps insaisissable et secrète, ses seconds rôles hauts en couleur, et notamment le personnage de Teratani, proche du lecteur par son rôle d’observateur et d’analyste des déboires de son ami, ainsi que ses charmantes héroïnes et son dessin de toute beauté (parfaitement mis en valeur par la belle édition de luxe dont nous a gratifiés Tonkam). Les quelques longueurs que le manga a pu connaître au cours de ses 12 tomes symbolisent finalement pleinement les tergiversations de son héros tourmenté et ne sont que peu de choses face à cette jolie conclusion.

2 commentaires

Kaïl

Le 27 février 2010 à 19 h 04 min

La fin de I »s, celle voulue par l’auteur et non celle réclamée par les fans, est à mon sens magistrale.

David

Le 28 février 2010 à 11 h 05 min

Peux-tu m’éclairer sur ces 2 fins de I »s (celle voulue par l’auteur et celle réclamée par les fans) ? J’avoue ne jamais en avoir entendu parler.

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