Asatte Dance – Tome 7

Asatte Dance - Tome 7
Pour ma part, cette semaine chez Tonkam aura été celle des fins de mangas, et plus particulièrement des rééditions des classiques du catalogue de l’éditeur. Effectivement, en plus de I’’s, Asatte Dance s’est conclu avec la sortie de son septième volume. Sans cesse poursuivi par la malchance, Suékichi ne parvient toujours pas à trouver le calme et la sérénité auxquels il aspire. Il faut dire que son entourage désinvolte et rigolard ne fait rien pour l’aider. Et qu’adviendra-t-il de son héritage ?
Avec ses personnages déjantés et impulsifs, ce dernier tome d’Asatte Dance nous offre de nouvelles et nombreuses situations farfelues. Ceux dont le grain de folie est le plus prononcé sont certainement les seconds rôles, dont l’aspect graphique fort à propos amuse toujours autant. La manière dont ils font sans cesse tourner Suékichi en bourrique reste la principale source d’humour du titre et fait mouche comme au premier jour.
Toujours hilarant, Asatte Dance continue également de se distinguer par son attachant couple vedette. Tout dans leur manière d’être contribue à faire sortir Aya et Suékichi des stéréotypes et à leur donner une consistance et une existence propres. On a régulièrement l’impression de partager le quotidien d’un vrai couple, notamment grâce à la justesse de leurs réactions, de leurs dialogues et de leurs disputes. Ainsi, le lecteur s’identifie facilement à eux et s’immerge totalement dans leur histoire. Cela offre également à la romance d’Asatte Dance un réalisme que peu de mangas sentimentaux ont. C’est une belle performance si on considère l’omniprésence de situations franchement drôles qui, elles, ne sont pas toujours vraisemblables.
Le dessin, maladroit et irrégulier, pourrait faire fuir le lecteur mais cela serait une grosse erreur de s’arrêter à cela. D’autant que, une fois plongé dans le récit, celui-ci s’avère efficace, vivant et expressif, et se met parfaitement au service d’une histoire partagée entre dérision et romance.
Désopilante et un peu folle, la conclusion d’Asatte Dance est fidèle à l’ensemble de la série, et on ne peut plus logique. Les personnages restent égaux à eux-mêmes et conduisent naturellement l’oeuvre à une fin irréprochable. Le titre de Naoki Yamamoto m’a donc satisfait et convaincu, et je le rangerai soigneusement aux côtés de références en termes de comédies sentimentales pour adultes, telles que (par exemple) Sing « Yesterday » For Me, plus sage mais tout aussi juste.
