Mang'Impressions : Chroniques de lectures de mangas

Gunslinger Girl – Tome 11

Ecrit par David le 15 janvier 2010
Gunslinger Girl - Tome 11

Gunslinger Girl - Tome 11

Neuf mois après la sortie du volume précédent, Gunslinger Girl est enfin de retour. Malgré ses rares parutions, l’oeuvre de Yu Aida demeure un rendez-vous incontournable par sa qualité constante. Son onzième volume, qui offre un condensé de ce que le titre nous propose de meilleur depuis le début, en est une nouvelle illustration.

On retrouve ainsi son scénario réfléchi et documenté, basé sur les tensions politiques en Italie. Plus présentes dans ce volume qu’à l’accoutumée, les scènes d’action, savamment distillées, sont toujours aussi intenses et violentes. En outre, l’oeuvre reste empreinte d’une forte mélancolie, principalement due aux jeunes cyborgs aux visages d’ange, tourmentées par leur condition, leur passé oublié et leur « amour » pour leurs tuteurs. Une nouvelle fois à l’oeuvre dans le tome 11, la cruauté implacable qui a marqué au fer rouge l’existence des protagonistes contribue également à la tristesse ambiante. Plus que le reste, c’est certainement ce sentiment qui rend Gunslinger Girl si unique et si précieux.

Dans son onzième volume, le manga de Yu Aida nous en offre même un peu plus que d’habitude, grâce à des affrontements d’une intensité rare et au voile qui se lève sur le passé de deux personnages clés. Tous mobilisés, les fratelli (duos réunissant une cyborg et son tuteur) affrontent l’opposition la plus consistante à laquelle ils aient jamais eu affaire. Face à un groupe de terroristes préparés et lourdement armés, le danger qui pèse sur les épaules de nos jeunes héroïnes est omniprésent. Il rend ce volume plus oppressant que jamais, tant on craint pour leur vie. Suspendu au devenir des protagonistes, le tome 11 de Gunslinger Girl passionne d’autant plus que l’oeuvre nous fait constamment pressentir une issue funeste.

En fin de volume, une nouvelle destinée tragique se dévoile sous nos yeux, celle d’Enrica Croce, la jeune soeur de Jean et de José. L’auteur nous livre en effet une analepse attendue, qui pimentera davantage la lutte des deux frères contre le terroriste responsable de la perte de leur famille.

Toujours remarquable, Gunslinger Girl se paie le luxe de s’améliorer encore alors qu’il amorce une partie essentielle de son intrigue. Que Yu Aida se rassure, tant qu’il (elle ?) nous offrira des volumes de cette qualité, on ne risque pas d’oublier sa série, malgré la lenteur de sa publication. La suite, qui ne devrait épargner ni le lecteur, ni les protagonistes, est évidemment très attendue.

1 commentaire

Kaïl

Le 24 janvier 2010 à 21 h 34 min

La meilleure illustration de la solidité de Gunslinger Girl est que malgré son rythme de publication irrégulier, la série parvient à provoquer chez le lecteur une attente fébrile. Tout est réuni pour que l’on s’attache à ce récit.
Il me tarde de lire ce onzième volume.

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