Beck – Tome 33

Beck - Tome 33
Ayant évacué les derniers enjeux de son intrigue dans le volume précédent, Harold Sakuishi nous offre, dans le tome 33 de Beck, une fin en roue libre. Tous les nuages qui assombrissaient l’horizon des Mongolian Chop Squad se sont dispersés, faisant place à un beau ciel bleu ensoleillé. Les projets du groupe, que ce soit son album ou ses concerts, sont des triomphes et illustrent une apothéose qui dépasse les frontières.
Après tant de galères et de mésaventures, le succès des musiciens apparaît comme l’heureux aboutissement auquel l’oeuvre était prédestinée. Y assister ne peut que réjouir le lecteur, d’autant que le mangaka décrit soigneusement l’ampleur de leur réussite, ainsi que l’enthousiasme général qui les entoure.
Le succès du groupe ravit également ses proches et, parmi ceux qui ont croisé sa route, personne n’y est indifférent. Harold Sakuishi prend ainsi le temps de faire intervenir de nombreux personnages secondaires du manga et de nous montrer leurs réactions. Il offre même à certains d’entre eux un dénouement heureux, à l’image de celui que vit M. Saitô. Leur présence dans ce tome est aussi une manière de rendre hommage à toutes les figures qui ont compté dans la lente ascension des Mongolian Chop Squad.
Enfin, ce volume nous rappelle que Beck est avant tout l’histoire d’une amitié inébranlable, ainsi qu’un récit initiatique pour nos cinq héros, et principalement pour Koyuki. Qui aurait pu prédire que le lycéen indécis et effacé deviendrait un pilier de son groupe, enflammant les foules et motivant ses compagnons par sa présence, sa simplicité et sa manière d’être ?
Au fil des volumes, les membres de Beck ont su nous toucher par leur volonté, leurs efforts et par la confiance qui s’est peu à peu instaurée entre eux. Ils nous ont également amusé par leurs facéties. C’est donc avec une pointe d’amertume qu’on accueillera, au mois de mars, la fin de leurs aventures. Les chaleureux rendez-vous réguliers qu’ils nous offraient, avec l’assurance de passer un excellent moment, nous manqueront indubitablement.
