Mang'Impressions : Chroniques de lectures de mangas

Beck tome 32

Ecrit par David le 14 novembre 2009
Beck tome 32

Beck tome 32

Le trente-deuxième volume de Beck s’ouvre sur la fin de la prestation des Mongolian Chop Squad, en clôture du festival Avalon. Le groupe rend un dernier hommage à Eddy en jouant le tant attendu Devil’s Way, devant un public en ébullition. Par la suite, le retour de Koyuki, Chiba, Saku, Taira et Ryûsuke au Japon, et à la réalité, laisse transparaître de nombreux signes qui ne trompent pas. Couvertures de magazines, réactions du public en concert, contacts avec une maison de disque et un producteur de renom… Le festival Avalon est bel et bien un bouleversement pour le groupe et lui ouvre les portes d’une carrière professionnelle retentissante.

Composé de deux parties distinctes, le tome 32 de Beck débute par la fin du festival Avalon, un chapitre majeur de son intrigue. Brillamment mis en scène par Harold Sakuishi, les passages musicaux ont toujours été un des points forts du manga. Une nouvelle fois, l’auteur ne déçoit pas tant l’interprétation de Devil’s Way s’avère à la hauteur des enjeux et de l’événement. A n’en point douter, nous sommes face au concert le plus intense, le plus saisissant et le plus émouvant du manga. Voir le public acclamer les Mongolian Chop Squad ne peut laisser indifférent le lecteur. Après tout, cela fait plus de 30 volumes qu’il suit assidûment le groupe. Il a vu ses membres galérer, se disputer et se réconcilier, évoluer petit à petit (pensez au chemin accompli par Koyuki depuis le début) et s’est finalement attaché à eux. La joie et l’excitation du lecteur devant le triomphe de Beck sont un peu celles que l’on ressentirait en voyant des amis proches réussir ainsi.

Tiraillée entre nostalgie et promesses de l’avenir, la seconde partie du volume souligne le changement de statut du groupe et marque la fin d’une époque. Ce ne sont pas des adieux mais cela y ressemble pourtant pour les nombreux personnages secondaires qui ont entouré le groupe dans sa lente ascension. Certaines activités anodines prennent une saveur particulière lorsque l’on sent que nos 5 héros s’y adonnent pour la dernière fois avec leurs proches, en toute simplicité. C’est donc avec une pointe d’amertume que l’on s’aperçoit que les Mongolian Chop Squad ont changé de dimension. Ils ne seront sans doute plus aussi accessibles et disponibles qu’autrefois. Ce qui ne sera peut-être pas sans leur causer quelques tracas quand on sait à quel point ils aiment la chaleur des rapports humains francs et sincères. Mais les 5 musiciens n’ont pas le temps de se lamenter ou de se reposer sur leurs lauriers. Déjà, ils doivent rebondir et confirmer les promesses de leur prestation au festival Avalon. Le groupe reprend le chemin des studieuses répétitions, consacrées à la composition de nouveaux morceaux. L’excitation est palpable face aux nouveaux défis qui attendent les Mongolian Chop Squad.

Très riche et moins porté sur l’humour qu’à l’accoutumée, le tome 32 de Beck véhicule les nombreuses émotions ressentis par les Mongolian Chop Squad et leurs proches au moment où leur carrière change véritablement de dimension. A deux volumes du terme de la série, il amorce également vraisemblablement le final de son intrigue, que l’on devine en forme d’apothéose pour le groupe. Un tome passionnant pour un titre qui n’en finit plus de séduire.

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