Aqua Knight tomes 1 à 3

Aqua Knight tome 3
La vie d’Ashika, unique habitant avec son père de l’île-phare, change le jour où il rencontre Lulya, un chevalier novice. Voyant en elle la promesse de l’aventure, il décide de devenir son écuyer, dans l’espoir d’être à son tour chevalier. Ses espoirs seront contrariés par l’arrivée d’Alcantara sur l’île-phare, qui l’enlève et dérobe Nicelle, la sphère de lumière, nécessaire pour accomplir ses mystérieux objectifs. Lulya part alors au secours d’Ashika. C’est le début pour elle d’une aventure qui marquera son accomplissement en tant que chevalier des mers.
Aqua Knight est un manga en trois volumes de Yukito Kishiro, l’auteur de Gunnm, Gunnm Last Order et Ashman. Si le titre a été mis en parenthèse le temps de la publication de Gunnm Last Order, il n’en demeure pas moins que ses trois volumes forment une histoire complète qui ne souffre pas de son interruption. En publiant ce titre, Glénat poursuit son exploration de l’oeuvre de Yukito Kishiro et nous permet de découvrir un titre radicalement différent de Gunnm, son manga emblématique.
Le principal atout d’Aqua Knight est certainement Marmundo, le monde aquatique dans lequel se déroule son intrigue. Fantaisiste et farfelu, cet univers mêle monstres, créatures étranges, chevaliers, scientifiques, peuples autochtones et magiciens, et rend l’inattendu et l’impossible envisageables à tout moment. A l’aide d’un narrateur, Yukito Kishiro nous présente ce monde, pensé et conçu dans ses moindres détails, et s’attarde sur son histoire, ses habitants, ses dieux ou ses lieux-clés. L’ensemble est traité avec légèreté, grâce à de nombreux éléments amusants. L’émerveillement et le rafraîchissement que la découverte de Marmundo procure fait travailler l’imagination du lecteur et donne envie de partir à l’aventure. Si on ajoute à cela un humour omniprésent, de nombreuses scènes d’action et un dessin soigné, on obtient un divertissement très complet.
Pourtant, Aqua Knight n’est pas la réussite escomptée et souffre de plusieurs défauts. Principale source d’humour du titre, des personnages exubérants tels qu’Ashika ou Alcantara exaspèrent rapidement et rendent pénibles à lire les scènes dans lesquelles ils interviennent. Ça crie, ça s’excite, ça part dans tous les sens, cela vole parfois très bas (les cacas d’Ashika) et, au final, cette hystérie fatigue. De plus, la lecture d’Aqua Knight est alourdie par les explications scientifiques, certaines descriptions et une narration un peu pesante. Toute cette lourdeur n’aide pas à s’intéresser à une histoire par ailleurs plutôt classique qui ne vaut que par le dépaysement qu’elle procure.
